Le Président: Accusé, vous avez la parole.
L’accusé: Monsieur le Président, où et dans quel pays avez-vous une fois entendu dire: Je l’ai tué parce qu’il m’a insulté? Celui qui a insulté peut présenter des excuses, mais celui qui a tué peut-il ressusciter le mort?
Alors qu’est-ce que nous qui avons insulté cherchons ici pendant que ceux qui ont tué sont absents? Honte à vous Président.

Condamnez-nous parce que nous avons crié que nous avons faim, nous n’arrivons pas à payer les médicaments, nos maisons sont inondées, nous manquons du minimum pour vivre. J’ai réussi à mon master avec mention Bien, il y a quatre ans. Personne ne m’avait prévenu que je fréquentais pour rien! D’ailleurs, tous ceux qui vous ont demandé ce service, quel autre métier ils ont appris après leurs petits diplômes pour être là où ils sont pour nous commander?
Condamnez-nous sans nous poser de question.
J’en ai terminé, monsieur le Président. Condamnez-nous!
Jean T.
